Formation Certificat d’Expertise Actuarielle : interview de Walid Mazzah

« Le Certificat d’Expertise Actuarielle m’a permis d’interroger et d’explorer plutôt que de simplement appliquer. »
Walid Mazzah, Auditeur interne au sein du Groupe AXA.
Walid Mazzah, auditeur interne au sein du Groupe AXA, raconte sa récente expérience du Certificat d’Expertise Actuarielle (CEA). Il partage son parcours, ses motivations et les raisons qui font du CEA un tremplin pour toute carrière dans l’actuariat.
Walid, pouvez-vous vous présenter ? Quelle fonction exercez-vous actuellement ?
Diplômé d’une grande école de commerce, les débouchés naturels s’offrant à moi étaient plutôt dirigés vers le conseil, l’accompagnement de projets ou la finance. Ma première expérience se situait justement dans ces domaines. C’est à l’occasion d’une mission au sein d’un asset manager que j’ai découvert l’importance et le rôle primordial des assureurs dans l’économie puis dans la société.
Curieux d’abord, fasciné ensuite par ce qui faisait « tourner la machine de l’assurance », j’ai rapidement su que je voulais travailler dans ce secteur.
Par la suite, j’ai rejoint le siège du Groupe AXA auquel appartenait mon client. Je suis devenu Auditeur interne, poste que j’occupe actuellement dans l’équipe dédiées aux thématiques actuarielles, en lien avec la gestion du risque.
Comment avez-vous entendu parler de l’Institut du Risk Management (IRM) ?
Lorsque j’ai exprimé le désir de me former en actuariat, le Certificat d’Expertise Actuarielle m’est apparu comme un choix évident. Cette formation est très reconnue par mes collègues. Mon manager de l’époque était lui-même issu du CEA.
En consultant rapidement le site Internet de l’Institut du Risk Management, j’ai découvert que le CEA faisait partie des deux seules formations permettant aux professionnels de devenir membres associé de l’Institut des actuaires et d’obtenir le Master Actuariat délivré par Sorbonne Université. Cela correspondait donc parfaitement à mon projet professionnel !
« Le Certificat d’Expertise Actuarielle offre un parcours très structuré, alternant cours magistraux et travaux dirigés, tout en mettant l’accent sur des applications pratiques pour une bonne appropriation des sujets. »
Walid Mazzah
Pourquoi avez-vous choisi de suivre le CEA ?
Le CEA propose un format adapté pour suivre la formation tout en conciliant les obligations professionnelles, personnelles et familiales. Avec 2,5 jours de cours par mois, le contenu est condensé et s’intègre plus facilement dans des emplois du temps parfois chargés. Pour mener à bien un projet aussi ambitieux qu’une formation en actuariat, il est essentiel de pouvoir s’appuyer sur une organisation du temps adaptée.
Cette formation présente aussi l’avantage d’impliquer dès le départ l’entreprise dans la formation, en remplissant le formulaire d’inscription. Compte tenu de nos situations professionnelles, il est très important que l’initiative de formation soit aussi partagée avec l’entreprise. C’est une chance d’avoir été accompagné par AXA.
Le Certificat d’Expertise Actuarielle offre finalement un parcours très structuré, alternant cours magistraux, travaux dirigés et applications pratiques pour une bonne compréhension des sujets.
Qu’est-ce qui vous a motivé à choisir cette formation plutôt qu’une autre ?
Initialement étranger au monde de l’actuariat, je n’ai pu baser mon choix que sur la notoriété ou le rayonnement de la formation au travers des anciens stagiaires. Evidemment, ces éléments étaient très positifs et m’ont beaucoup conforté dans ma décision.
L’élément qui a probablement fini par me convaincre est le fonctionnement en « promotions » : on tisse des liens dès les modules de préformation pour la préparation au concours. Je me rappelle de l’esprit d’entraide qui a caractérisé mes deux années au CEA et qui a été central pour grand nombre d’entre nous.
Selon vous, quels sont les points forts de cette formation ? Y a-t-il un aspect qui vous a particulièrement marqué ?
Le CEA est une montagne à gravir mais toute la cordée vous pousse pour y arriver !
D’abord, il y a la dynamique de promotion, qui est selon moi essentielle à la réussite de chacun. Nous avions tous des profils différents, plus ou moins adaptés pour faire face à l’exigence du parcours. Nos spécialités professionnelles permettaient également à certains d’être plus aguerris sur des sujets techniques. C’est donc l’esprit de partage et l’entraide qui a régné pendant ces deux années et qui nous a permis de gravir la « montagne ».
Ensuite, il y a le corps professoral de la formation. Professionnels pour la plupart et toujours disponibles, les intervenants ont allié une forte exigence académique à une réelle volonté de transmettre. Je me souviens des discussions après la fin des cours sur des notions, alors qu’ils étaient probablement pressés pour des impératifs.
Enfin, un autre point fort du CEA repose sur l’administration de la formation, toujours disponible pour nos questions et nos craintes. Je ne peux qu’être reconnaissant de la qualité des échanges et le ton souvent rassurant de la Responsable de la formation sur des questions liées à la préparation du concours ou pour l’accompagnement à la restitution des mémoires.
De quelle.s manière.s appliquez-vous les compétences acquises durant cette formation dans votre métier actuel ?
Grâce à la grande qualité de son corps professoral et à sa démarche de former des professionnels du risque, le Certificat d’Expertise Actuarielle m’a permis d’interroger et d’explorer plutôt que de simplement appliquer. Au-delà des connaissances techniques, je garde de cette formation une véritable posture scientifique. Il ne s’agit pas seulement de suivre les pratiques habituelles, mais de comprendre en quoi elles répondent ou non aux risques que nous cherchons à évaluer.
Que diriez-vous à un.e collègue/professionnel.le qui hésiterait à s’engager dans cette formation ?
Il s’agit de l’expérience d’apprentissage la plus gratifiante que j’ai eu à vivre. Pourtant, je ne m’en sentais pas du tout capable au départ. Ne pas se sous-estimer est la meilleure manière de voir ce dont on est capable. Et avec de l’aide, on finit par y arriver.