Formation Certificat Management des risques financiers et assurantiels – Expert ERM : interview de Jean-Michel Tremet

« Je peux maintenant intervenir sur des périmètres plus vastes et liés aux enjeux de l’entreprise. »
Jean-Michel Tremet, Responsable des Risques d’Investissement au sein de CNP Assurances
Développer une expertise en gestion des risques est aujourd’hui un atout clé pour accompagner la performance et la résilience des organisations. La formation « Expert ERM » de l’Institut du Risk Management propose une approche complète et opérationnelle. Jean-Michel Tremet revient sur son expérience et les compétences acquises tout au long du programme.
Jean-Michel, quelle fonction exercez-vous actuellement ?
J’occupe actuellement le poste de Responsable des Risques d’Investissement chez CNP Assurances. J’ai donc un profil plutôt d’analyste financier à l’actif, dont les mécaniques d’analyse, prises isolément, sont très éloignées des mécaniques du passif d’un assureur. Pour caricaturer, je dirais que c’est le monde du qualitatif contre celui du quantitatif.
Comment avez-vous entendu parler de l’Institut du Risk Management ?
Par les Ressources humaines de mon entreprise. J’ai demandé une formation qui me permettrait de mieux comprendre la globalité des enjeux d’un assureur, les interactions entre actif et passif et bien d’autres choses. Mes responsabilités et ma volonté de faire évoluer mes équipes de manière plus intégrée à CNP Assurances ont provoqué ce besoin. L’objectif était de mieux comprendre notre environnement pour prendre de meilleures décisions, et accessoirement de mieux comprendre certains sujets évoqués lors des réunions auxquelles j’assiste.
Pourquoi avez-vous choisi de suivre le Certificat Management des risques financiers et assurantiels – Expert ERM ?
Je ne suis pas actuaire, ce n’était donc pas naturel de choisir cette formation. Toujours est-il que je ne me voyais pas devenir actuaire avec mon expérience, d’autant que je suis malgré tout attiré par l’investissement en général. C’est pourquoi ce certificat me paraissait être le parfait compromis : comprendre les enjeux y compris techniques de l’assurance, les risques auxquels le secteur est confronté, etc. Et puis, il me fallait cette formation pour associer qualitatif et quantitatif que je mentionnais plus haut.
Qu’est-ce qui vous a motivé à choisir cette formation plutôt qu’une autre ?
Beaucoup de choses : la variété des sujets, l’exigence, la durée (ni trop long, ni trop court), la promesse de qualité des enseignants, mais aussi la reconnaissance du métier. Tout cela m’a attiré.
Selon vous, quels sont les points forts de cette formation ? Y a-t-il un aspect qui vous a particulièrement marqué ?
Je dirais que le point fort de la formation est la combinaison de la réalisation d’un mémoire et d’un examen écrit exigeant. Cela permet de creuser un sujet précis dans le cadre du mémoire, de travailler à fond sur ces problématiques et d’y associer une partie quantitative si le sujet le nécessite (cela a été notre cas avec Adeline, ma partenaire de mémoire). Dans mon cas, ce qui m’a marqué dans les cours ce sont évidemment les premiers cours de probabilité : parti plein de bonne volonté, je me voyais m’enfoncer dans mon siège petit à petit. Mais j’ai été tellement fier de comprendre les concepts, le rôle des copules ou autres théories des valeurs extrêmes grâce notamment à Stéphane Loisel (directeur scientifique de la formation) et aux enseignants en général, mais aussi grâce à l’approfondissement personnel.
La formation a-t-elle changé votre manière d’appréhender les risques ? Pourquoi ?
Complètement ! J’ai l’impression qu’on m’a mis un radar à 360 degrés entre les mains. En tout cas, je m’étonne de pouvoir intervenir maintenant sur des périmètres plus vastes et liés aux enjeux de l’entreprise (c’est aussi la chance de travailler dans une Direction des Risques qui observe toute l’entreprise), d’avoir plus confiance dans d’éventuelles propositions. Et surtout, j’essaie vraiment de ne pas être en confrontation mais en partenaire avec les métiers avec lesquels j’interagis. Nous apprenons avec le certificat à, certes, mesurer les risques mais à y apporter des solutions. À finalement déterminer le « juste risque ».
De quelle manière appliquez-vous les compétences acquises durant cette formation dans votre métier actuel ?
J’ai l’impression aujourd’hui d’être plus à la page sur plusieurs sujets. Concrètement, j’applique cela en réunion par une participation plus active, et aussi par une volonté de transmettre aux équipes cette valeur d’apprentissage continu, qui permet à un Risk Manager de ne pas être dépassé. Mes interactions avec ceux qui calculent la solvabilité de l’entreprise sont plus simples pour moi, mais aussi avec les équipes Environnement, social et gouvernance (ESG) par exemple.
Que diriez-vous à quelqu’un qui hésiterait à suivre cette formation ?
De ne pas hésiter justement ! Certes c’est beaucoup de travail, mais si on choisit bien son mémoire, si on s’organise dès le début, c’est gérable. Et c’est surtout une source d’enseignements très variés, de conférences diverses et de contacts.