Formation Certificat Management des risques financiers et assurantiels – Expert ERM : interview de Lucas Richard

05 novembre 2026
Formation Certificat Management des risques financiers et assurantiels – Expert ERM : interview de Lucas Richard

« La formation Expert ERM m’a permis d’acquérir une vision globale et stratégique de la gestion des risques. »

Lucas Richard, Responsable Capital Réglementaire au sein d’Arundo Re

Formation en ERM, montée en compétences, enjeux métiers… Lucas Richard partage son retour d’expérience sur le parcours proposé par l’Institut du Risk Management. Un témoignage concret pour les risk managers souhaitant renforcer leur expertise en gestion des risques.

Lucas, pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Je travaille depuis dix ans en actuariat, et notamment depuis neuf ans en réassurance. Diplômé de l’Institut de Statistique de l’Université de Paris (devenu Institut de Statistique de Sorbonne Université, ndlr), je suis arrivé sur le marché de l’actuariat lors de l’intégration de Solvabilité II. Depuis, j’ai développé une expérience professionnelle sur Solvabilité II, l’ALM et IFRS 17.

J’ai intégré CCR en 2016 (devenu Arundo Re en 2025), je suis aujourd’hui Responsable Capital Réglementaire. Le rôle de mon équipe consiste à réaliser l’ensemble des calculs Solvabilité II et IFRS 17 de l’entreprise et de ses filiales : un calcul de capital alternatif et une partie de l’ALM d’Arundo Re.

Pourquoi avez-vous choisi la formation Expert ERM ?

Depuis 2016, j’ai la chance d’être dans une direction des risques de petite taille. J’ai ainsi compris assez rapidement l’ensemble des enjeux liés aux risques chez un assureur, compte tenu de l’accessibilité des parties prenantes.

Cet environnement m’a enseigné l’intérêt d’une direction des risques très tôt dans ma carrière, au-delà des calculs actuariels.

J’ai donc intégré la promotion 2023 de la formation « Expert ERM » afin de pouvoir élargir mes horizons sur la compréhension des risques en assurance. Avec cette formation, j’étais également convaincu de pouvoir apporter des plus-values à ma direction. Et ce, grâce à une bonne compréhension qualitative des risques en plus de la compréhension quantitative que j’avais via Solvabilité II et l’ALM.

Comment cette formation contribue-t-elle à vos missions au quotidien ?

La formation « Expert ERM » m’a donné un ensemble de réflexions sur la valeur d’une entreprise. La démarche ERM n’a pas pour but de se mettre à contre-courant du business. Elle l’accompagne, aide une entreprise à atteindre ses objectifs en respectant le cadre de risques qu’elle souhaite prendre.

Ce schéma de pensée m’a obligé à être plus proactif dans l’ensemble des exercices de mon équipe, et en particulier l’ORSA. L’approche ERM est nécessaire en technique assurance et en management.

Par ailleurs, certains cours m’ont été particulièrement utiles. Par exemple, le cours d’allocation de capital économique m’a plu et m’a encouragé à m’inscrire au GT Allocation de l’Institut des actuaires. Ce groupe de travail m’a permis de développer une approche d’allocation de capital économique chez Arundo Re. Cela n’aurait pas pu être fait sans ce premier cours à l’Institut du Risk Management.

En quoi la double certification CERA vous a-t-elle été bénéfique ?

L’actuariat m’a donné une base solide de modélisation et de quantification. La certification CERA apporte une vision plus large, orientée sur la stratégie d’entreprise et la gouvernance des risques. Cela permet de mieux dialoguer avec les directions générales et les fonctions non techniques.

Dans un environnement où la réglementation demande à la fois rigueur technique et vision globale des risques, la double certification prouve que je peux répondre aux deux dimensions.

En quoi est-il nécessaire de se former aux évolutions de la profession ?

L’ERM a évolué très rapidement ces dix dernières années. En termes réglementaire, le marché est passé d’IFRS 4 et de la MCEV à IFRS 17 et Solvabilité II. Sans compter les taxonomies vertes déployées (DPEF, CSRD), les taxonomies financières (PRIIPS) et les autres taxonomies (RGPD, AI act).

Ces dernières années, les risques cybers et climatiques sont apparus sur le marché. Pourtant, l’usage de l’intelligence artificielle générative a explosé depuis trois ans et les discussions liées aux risques autour de l’IA sont encore très superficielles, hormis via l’AI act. Par exemple, aujourd’hui, je ne vois pas de discussions autour du risque de souscription via l’IA.

Dans le monde de la gestion des risques, les unknown unknowns sont redoutés, c’est-à-dire les risques non mesurés et non identifiés. Sans formation continue sur les évolutions de la profession, un risk manager peut facilement oublier d’identifier des risques émergents.

Avez-vous évolué professionnellement suite à la formation « Expert ERM » ?

J’ai été diplômé de la formation fin 2023 avec huit ans d’expérience en tant qu’actuaire.

Début 2025, je suis passé Responsable Capital Réglementaire, qui est un poste créé, rassemblant l’ensemble des mesures de capital utilisées par Arundo Re.

Je pense que la formation « Expert ERM » a joué un rôle significatif dans ma promotion. Elle m’a permis d’acquérir une vision globale et stratégique de la gestion des risques et de recevoir une introduction à certains pans quantitatifs de l’ERM que je n’avais pas pu voir sur mon poste jusqu’à présent.


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